Extrait de la XIXe nouvelle des Contemporaines, intitulée "La Fille séduite" (p. 216 de la seconde édition de 1781). "[...] On ne doit plus s’en permettre, avec des Filles de quinze à seize ans, & le mieux seroit, qu’on les interdît aux Hommes avec les Petites-filles. [...]

 


"[...] On ne doit plus s’en permettre, avec des Filles de quinze à seize ans, & le mieux seroit, qu’on les interdît aux Hommes avec les Petites-filles. Ces attouchemens dont on rit, ces baisers sur la bouche, tout cela jette du terne sur la glace pure de l’imagination des Jeunes-personnes, ordinairement plus avancées & plus pénétrantes que les Garçons, ou du moins plus disposées à le devenir. Je soutiens, & je pourrois dire que j’ai vu des Filles, qui ont eu, étant grandes, de honteuses foibles, ou qui même sont devenues des libertines, dont la corruption remonte jusqu’au temps de leur enfance. D’autres, il est vrai, mais dont le nombre est très-petit, ont au contraire profité des écarts, ou des Mal-intentionnés avoient donné avec elles dans l’âge tendre, pour se préserver d’attaques plus dangereuses, & elles ont pris en horreur le libertinage, & même les libertés les plus excusables : mais, je le répète, ce sont plutôt des exceptions que des exemples. [...]"
Orthographe ancienne conservée.
Extrait de la XIXe nouvelle des Contemporaines, intitulée "La Fille séduite" (p. 216 de la seconde édition de 1781).

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