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Page de titre de la remise en vente par le libraire Peytieux en 1825 des volumes invendus des Contemporaines.

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  Page de titre de la remise en vente par le libraire Peytieux en 1825 des volumes invendus des Contemporaines (voir autre article à ce sujet). Cette remise en vente ne contient que 38 volumes sur les 42 volumes de la série complète. Il manque à cette remise en vente les parties IX, X, XI et XII qui contiennent les nouvelles 53 à 80. Cette remise en vente ne se rencontre que très rarement complète des 38 volumes requis.

Avis de l'Editeur (Rétif de la Bretonne) : [...] Je me crois obligé d’avertir qu’il est passé des fautes d’impression multipliées dans ces Nouvelles, que je m’efforce de corriger en réimprimant : entr’autres, on a transposé des lignes [...]

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  Avis de l’Editeur. Je me crois obligé d’avertir qu’il est passé des fautes d’impression multipliées dans ces Nouvelles, que je m’efforce de corriger en réimprimant : entr’autres, on a transposé des lignes, dans le XIᵉ Volume, pages 201, 202, 203, 204 ; on en a omis une entière, IXᵉ Volume, vers la fin de la dernière page. Ces cartons sont réimprimés ; l’honorable Lecteur est prié de les faire demander chés la Dame-libraire. Extrait placé page 292 (et dernière) de la XXe nouvelle intitulée "Le Mari à l'essai" (3e volume des Contemporaines, seconde édition, 1781).

Extrait de la XIXe nouvelle des Contemporaines, intitulée "La Fille séduite" (p. 216 de la seconde édition de 1781). "[...] On ne doit plus s’en permettre, avec des Filles de quinze à seize ans, & le mieux seroit, qu’on les interdît aux Hommes avec les Petites-filles. [...]

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  "[...] On ne doit plus s’en permettre, avec des Filles de quinze à seize ans, & le mieux seroit, qu’on les interdît aux Hommes avec les Petites-filles. Ces attouchemens dont on rit, ces baisers sur la bouche, tout cela jette du terne sur la glace pure de l’imagination des Jeunes-personnes, ordinairement plus avancées & plus pénétrantes que les Garçons, ou du moins plus disposées à le devenir. Je soutiens, & je pourrois dire que j’ai vu des Filles, qui ont eu, étant grandes, de honteuses foibles, ou qui même sont devenues des libertines, dont la corruption remonte jusqu’au temps de leur enfance. D’autres, il est vrai, mais dont le nombre est très-petit, ont au contraire profité des écarts, ou des Mal-intentionnés avoient donné avec elles dans l’âge tendre, pour se préserver d’attaques plus dangereuses, & elles ont pris en horreur le libertinage, & même les libertés les plus excusables : mais, je le répète, ce sont plutôt des exceptions que des exemples. [...]...

Extrait de La Fille séduite, XIXe nouvelle des Contemporaines de Rétif de la Bretonne (page 226 de la seconde édition, 1781) "[...] C’était une Fille absolument perdue, qui s’était livrée par pur libertinage à un Homme-marié, qu’elle avoit trompé de tout son pouvoir. Cette Fille avoit un de ces tempéramens de feu, auquel les infortunées qu’il domine, ne peuvent commander : ce qui la rendoit peut-être plus excusable que d’autres ; elle n’était libertine que pour satisfaire ses sens. [...]"

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  "[...] C’était une Fille absolument perdue, qui s’était livrée par pur libertinage à un Homme-marié, qu’elle avoit trompé de tout son pouvoir. Cette Fille avoit un de ces tempéramens de feu, auquel les infortunées qu’il domine, ne peuvent commander : ce qui la rendoit peut-être plus excusable que d’autres ; elle n’était libertine que pour satisfaire ses sens. [...]" Orthographe et syntaxe originale conservées. Extrait de La Fille séduite , XIXe nouvelle des Contemporaines de Rétif de la Bretonne (page 226 de la seconde édition, 1781)

Les Femmes seront libertines, tant qu'elle seront insubordonnées : Que les Maris soient maîtres absolus, et les Epouses auront des mœurs. Rétif de la Bretonne, Fin du Quatrième et Trente-quatrième Volume des Contemporaines, 1783

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  Les Femmes seront libertines, tant qu'elle seront insubordonnées : Que les Maris soient maîtres absolus, et les Epouses auront des mœurs. Rétif de la Bretonne, Fin du Quatrième et Trente-quatrième Volume des Contemporaines, 1783

La conclusion des Contemporaines de Nicolas Edme Rétif de la Bretonne : « je ne ferai plus de Contemporaines »

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  La conclusion des Contemporaines de Nicolas Edme Rétif de la Bretonne : « je ne ferai plus de Contemporaines » La conclusion des Contemporaines  résonne comme un manifeste d’écrivain autant que comme une confidence testamentaire. Rétif de la Bretonne y convoque Ovide : il a bâti une œuvre qui, affirme-t-il, défiera le temps, la censure et la critique. Derrière cette ambition démesurée se cache cependant une logique : ses nouvelles ne se veulent pas littérature de pure invention, mais transcription fidèle de la vie réelle, observée dans les rues et les villages, dans la trivialité des charrettes et des marchés comme dans les intrigues des salons et des spectacles. Rétif insiste sur sa méthode : trente ans à engranger les faits, six ans à les publier, convaincu qu’il offre ainsi à ses contemporains – et à la postérité – un miroir de leur société. Au détour d’un souvenir, il va jusqu’à se dire prophète, tant certains épisodes qu’il a couchés sur le papier se sont répété...

« Tôt ou tard, on doit un tribut à l’amour. Heureux qui le paye dans l’âge de plaire, & qui trouve alors l’Objet qui doit fixer son cœur ! que de peines & de chagrins il s’épargne ! que de folies & de mépris il évite ! Ah ! les Moralistes ont raison ! il faut fuir l’amour ; c’est le poison de la vie, pour les Infortunés qui ne doivent plus espérer de retour ! »

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  « Tôt ou tard, on doit un tribut à l’amour. Heureux qui le paye dans l’âge de plaire, & qui trouve alors l’Objet qui doit fixer son cœur !  que de peines & de chagrins il s’épargne ! que de folies & de mépris il évite ! Ah ! les Moralistes ont raison ! il faut fuir l’amour ; c’est le poison de la vie, pour les Infortunés qui ne doivent plus espérer de retour ! » ( Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne, Les Contemporaines , 97e nouvelle, « La femme tardive, ou la dernière Aventure d'une femme de 40 ans », t. XVII, 1782 )

« […] Nous ne devons regarder l’éloge de l’entier dénuement, que comme l’effort estimable de gens bien intentionnés, pour faire supporter patiemment aux misérables un état qui pourrait les rendre dangereux. » par Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne. Note de bas de page, Page 6 de la première partie de la Confidence nécessaire, A Cambridge, 1769

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  « […] Nous ne devons regarder l’éloge de l’entier dénuement, que comme l’effort estimable de gens bien intentionnés, pour faire supporter patiemment aux misérables un état qui pourrait les rendre dangereux. » Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne, Note de bas de page, Page 6 de la première partie de la Confidence nécessaire, A Cambridge, 1769

« Pourvu que l’on possède le cœur d’une femme, qu’importe que l’on soit le premier ou le dixième ? L’injuste prétention d’une préférence exclusive, est née d’un amour-propre déraisonnable et despote : c’est un des vices introduits par l’état de sociabilité, tout-à-fait opposé au vœu de la nature. » — Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne, Note de bas de page, Page 47 de la seconde partie de la Confidence nécessaire, A Cambridge, 1769

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  « Pourvu que l’on possède le cœur d’une femme, qu’importe que l’on soit le premier ou le dixième ? L’injuste prétention d’une préférence exclusive, est née d’un amour-propre déraisonnable et despote : c’est un des vices introduits par l’état de sociabilité, tout-à-fait opposé au vœu de la nature. » — Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne, Note de bas de page, Page 47 de la seconde partie de la Confidence nécessaire, A Cambridge, 1769

Les Contemporaines, ou Avantures des plus jolies Femmes de l'âge présent. Introduction.

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  Quand j’étais jeune, j’écoutais par ignorance, & je gardais le silence par timidité, par un certain orgueil qui venait d’un sentiment très-vif de mon insuffisance. À présent, que je ne suis plus jeune, j’écoute pour m’instruire : je parle peu ; celui qui se répand toujours au-dehors, est bientôt épuisé : Je me réserve de parler, lorsque je serai Vieillard ; car alors on est paresseux d’écrire. C’est un pénible travail que d’écrire ! S’il n’était quelquefois accompagné de plaisir, il serait au-dessus des forces de l’Homme. Permettez, honorable Lecteur, que je vous rende compte de la manière dont me sont parvenues les Nouvelles que j’ai rassemblées pour votre amusement. Lorsque j’aperçois quelque jolie Personne, je suis curieux de la connaître, à proportion de sa beauté. J’y réussis facilement : un Particulier fort répandu, qui m’a pris en affection, je ne sais pourquoi, mais sans doute parce qu’il me suppose quelque talent, & qui m’aime en raison du bien que son imagina...