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Un exemplaire remarquable de l'Année des Dames Nationales : ou Histoire, jour-par-jour, d'une Femme de France. Par N.-E. RESTIF-DE-LA-BRETONE. [à partir du mois d'Octobre le titre devient : L'Année des Dames Nationales ; ou le Kalendrier des Citoyénes. Etc.] JANVIER-DECEMBRE.

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Nicolas-Edme Rétif de la Bretonne [Restif de la Bretonne]. L'Année des Dames Nationales ;  ou Histoire, jour-par-jour, d'une Femme de France. Par N.-E. RESTIF-DE-LA-BRETONE. [à partir du mois d'Octobre le titre devient :  L'Année des Dames Nationales ; ou le Kalendrier des Citoyénes. Etc.]   JANVIER-DECEMBRE. A Genève, et se trouve à Paris, Chés les libraires indiqués à la tête de mon catalogue - au Frontispice du Mois de Décembre [Chés les Citoyens Duchêne, Mérigot et Louis, 1794], 1791-1794  [de l'imprimerie de Rétif de la Bretonne et de Cordier - imprimé en grande partie par lui] 12 volumes in-12 (17 x 10,5 cm) de 3825-(3) pages (pagination continue sur l'ensemble des volumes). La pagination compliquée est conforme aux exemplaires complets. Nombreuses erreurs de pagination sans manque (feuillets intervertis dans quelques volumes). Collationné complet. Reliure de l'époque plein veau raciné, dos lisses ornés de vases et fleurons dorés, roulettes dorées, piè...

La brocheuse, illustration pour les Contemporaines de Rétif de la Bretonne, volume XXIV.

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La fille de boutique (librairie), illustration pour les Contemporaines de Rétif de la Bretonne, volume XXIV.

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Vingt-trois.me Nouvelle. La Fille naturelle. [Seconde édition des Contemporaines, seconde édition de 1781]. [Préambule par Rétif de la Bretonne] Presque point de mariages bien-unis : quelle est la cause de ce mal, qui répand son poison destructeur sur le Genre-humain ? La mauvaise-éducation des Femmes.

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Vingt-trois.me Nouvelle. La Fille naturelle. [Seconde édition des Contemporaines, seconde édition de 1781]. [Préambule par Rétif de la Bretonne] Presque point de mariages bien-unis : quelle est la cause de ce mal, qui répand son poison destructeur sur le Genre-humain ? La mauvaise-éducation des Femmes. — Mais en quoi consiste cette mauvaise-éducation ? Est-ce, comme le disent nos Philosophistes, parce-qu’elles n’ont pas celle des hommes ? parce-qu’elles n’ont pas nos connoissances, nos vertus, nos talens ? — Non, non, Citoyens ! c’est au contraire parce-que depuis quelque temps les Philosophistes leur ont mis dans la tête qu’il fallait qu’elles fussent élevées comme nous. Cette dangereuse manie, a passé jusqu’en Angleterre, où un m.r Alexander, vient de compiler nos galans Philosophes, & de répandre leurs maximes. Mais nos Grands-hommes ne les ont jamais appuyées ; ces maximes dangereuses ; ni les Voltaires, ni les Rousseaux, ni les Buffons, ni les Montesquieux, n’ont dit, Qu’il f...

Page de titre de la remise en vente par le libraire Peytieux en 1825 des volumes invendus des Contemporaines.

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  Page de titre de la remise en vente par le libraire Peytieux en 1825 des volumes invendus des Contemporaines (voir autre article à ce sujet). Cette remise en vente ne contient que 38 volumes sur les 42 volumes de la série complète. Il manque à cette remise en vente les parties IX, X, XI et XII qui contiennent les nouvelles 53 à 80. Cette remise en vente ne se rencontre que très rarement complète des 38 volumes requis.

Avis de l'Editeur (Rétif de la Bretonne) : [...] Je me crois obligé d’avertir qu’il est passé des fautes d’impression multipliées dans ces Nouvelles, que je m’efforce de corriger en réimprimant : entr’autres, on a transposé des lignes [...]

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  Avis de l’Editeur. Je me crois obligé d’avertir qu’il est passé des fautes d’impression multipliées dans ces Nouvelles, que je m’efforce de corriger en réimprimant : entr’autres, on a transposé des lignes, dans le XIᵉ Volume, pages 201, 202, 203, 204 ; on en a omis une entière, IXᵉ Volume, vers la fin de la dernière page. Ces cartons sont réimprimés ; l’honorable Lecteur est prié de les faire demander chés la Dame-libraire. Extrait placé page 292 (et dernière) de la XXe nouvelle intitulée "Le Mari à l'essai" (3e volume des Contemporaines, seconde édition, 1781).

Extrait de la XIXe nouvelle des Contemporaines, intitulée "La Fille séduite" (p. 216 de la seconde édition de 1781). "[...] On ne doit plus s’en permettre, avec des Filles de quinze à seize ans, & le mieux seroit, qu’on les interdît aux Hommes avec les Petites-filles. [...]

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  "[...] On ne doit plus s’en permettre, avec des Filles de quinze à seize ans, & le mieux seroit, qu’on les interdît aux Hommes avec les Petites-filles. Ces attouchemens dont on rit, ces baisers sur la bouche, tout cela jette du terne sur la glace pure de l’imagination des Jeunes-personnes, ordinairement plus avancées & plus pénétrantes que les Garçons, ou du moins plus disposées à le devenir. Je soutiens, & je pourrois dire que j’ai vu des Filles, qui ont eu, étant grandes, de honteuses foibles, ou qui même sont devenues des libertines, dont la corruption remonte jusqu’au temps de leur enfance. D’autres, il est vrai, mais dont le nombre est très-petit, ont au contraire profité des écarts, ou des Mal-intentionnés avoient donné avec elles dans l’âge tendre, pour se préserver d’attaques plus dangereuses, & elles ont pris en horreur le libertinage, & même les libertés les plus excusables : mais, je le répète, ce sont plutôt des exceptions que des exemples. [...]...

Extrait de La Fille séduite, XIXe nouvelle des Contemporaines de Rétif de la Bretonne (page 226 de la seconde édition, 1781) "[...] C’était une Fille absolument perdue, qui s’était livrée par pur libertinage à un Homme-marié, qu’elle avoit trompé de tout son pouvoir. Cette Fille avoit un de ces tempéramens de feu, auquel les infortunées qu’il domine, ne peuvent commander : ce qui la rendoit peut-être plus excusable que d’autres ; elle n’était libertine que pour satisfaire ses sens. [...]"

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  "[...] C’était une Fille absolument perdue, qui s’était livrée par pur libertinage à un Homme-marié, qu’elle avoit trompé de tout son pouvoir. Cette Fille avoit un de ces tempéramens de feu, auquel les infortunées qu’il domine, ne peuvent commander : ce qui la rendoit peut-être plus excusable que d’autres ; elle n’était libertine que pour satisfaire ses sens. [...]" Orthographe et syntaxe originale conservées. Extrait de La Fille séduite , XIXe nouvelle des Contemporaines de Rétif de la Bretonne (page 226 de la seconde édition, 1781)

Les Femmes seront libertines, tant qu'elle seront insubordonnées : Que les Maris soient maîtres absolus, et les Epouses auront des mœurs. Rétif de la Bretonne, Fin du Quatrième et Trente-quatrième Volume des Contemporaines, 1783

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  Les Femmes seront libertines, tant qu'elle seront insubordonnées : Que les Maris soient maîtres absolus, et les Epouses auront des mœurs. Rétif de la Bretonne, Fin du Quatrième et Trente-quatrième Volume des Contemporaines, 1783

La conclusion des Contemporaines de Nicolas Edme Rétif de la Bretonne : « je ne ferai plus de Contemporaines »

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  La conclusion des Contemporaines de Nicolas Edme Rétif de la Bretonne : « je ne ferai plus de Contemporaines » La conclusion des Contemporaines  résonne comme un manifeste d’écrivain autant que comme une confidence testamentaire. Rétif de la Bretonne y convoque Ovide : il a bâti une œuvre qui, affirme-t-il, défiera le temps, la censure et la critique. Derrière cette ambition démesurée se cache cependant une logique : ses nouvelles ne se veulent pas littérature de pure invention, mais transcription fidèle de la vie réelle, observée dans les rues et les villages, dans la trivialité des charrettes et des marchés comme dans les intrigues des salons et des spectacles. Rétif insiste sur sa méthode : trente ans à engranger les faits, six ans à les publier, convaincu qu’il offre ainsi à ses contemporains – et à la postérité – un miroir de leur société. Au détour d’un souvenir, il va jusqu’à se dire prophète, tant certains épisodes qu’il a couchés sur le papier se sont répété...