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1782 | Réponse générale aux Malhonnêtes-gens qui calomnient les Ouvrages de N. E. Restif-de-la-Bretonne. "L’Auteur le plus-estimable, est celui qui est le plus utile"

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__________________ Nous donnons ci-dessous la transcription du texte imprimé,   en conservant au maximum l'orthographe et la ponctuation de Rétif de la Bretonne. Certains changements ont cependant été faits pour aider à la compréhension. __________________ Réponse générale aux Malhonnêtes-gens qui calomnient les Ouvrages de N. E. Restif-de-la-Bretonne. L’Auteur le plus-estimable, est celui qui est le plus utile ; et les  Ouvrages les plus-propres à préserver l’Humanité, à la rendre heureuse, dans le mariage & dans toutes les autres situations de la vie, sont le Pornographe , le Paysan-Paysanne-pervertis , les Contemporaines , les Françaises , les Parisiennes , & surtout les Nuits-de-Paris . Il existe dans le monde un Therrin de Nanci, un Lecat d’Abbeville, un Poliçon que je ne désignerai que par le nom de Négret, sous lequel il est déjà connu dans le Paysan , ou par celui de Regret , qu’il porte dans les Contemporaines-communes (voyez la Jolie-Mercière , la J...

Petite jérémiade amoureuse de Rétif de la Bretonne placée en tête de la 131e Nouvelle des Contemporaines intitulée "La Petite-Ecaillère".

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  "Je te bénis, Amour ! sentiment délicieux ! je te bénis ! Qui ne t’a pas éprouvé, avec cet excès qui secoue toute l’âme, qui la lance hors d’elle-même et l’attache à l’objet de la brûlante ardeur, n’a pas vécu ; vil automate, il fait nombre encore dans la classe des machines !… Amour ! tu m’as rendu malheureux en me faisant adorer Sara ; mais avant qu’elle me rendît malheureux, quel bonheur ne m’avait-elle pas donné !… Ingrate Sara ! je serais plus ingrat que toi si je cessais de t’aimer ! tu m’as rendu plus heureux qu’un mortel ne peut l’être ; en devenant infidèle, tu m’as rendu malheureux ; mais je te défie d’égaler mes peines aux plaisirs que tu m’as procurés !… Ô Amour ! toi qui égales les bergers aux rois, c’est toi qui rendis une petite écaillère l’arbitre du sort d’un Midas : je l’ai vu, soupirant à ses pieds, vaincu par ta puissance, attendre d’elle, et de toi, la faveur d’un sourire !" Rétif de la Bretonne, in Les Contemporaines , volume XX.  

Timotée Joly, au bienveillant Lecteur ; Au sujet des critiques. Les Contemporaines volume V (1780-1781). — On s’est trompé sur l’idée qu’on s’est formée d’un Livre, qui ne se vend pas sous le manteau.

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  Timotée Joly, au bienveillant Lecteur ; Au sujet des critiques. (+)   Les circonstances m’obligent, honorable Lecteur, d’avoir un entretien avec vous, sur la Suite de ces Nouvelles . Les Quatre premiers Volumes ont essuyé des critiques violentes ; mais ils ont eu aussi leurs Partisans, et même leurs Enthousiastes, jusque parmi les Journalistes. J’avouerai d’abord, que j’ai été surpris de l’idée qu’on s’était formée de l’Ouvrage sur le titre : Un Homme de haute-naissance disait au Libraire : — J’ai parcouru les Contemporaines , et je n’y ai pas trouvé une seule Anecdote connue : Ces histoires peuvent être intéressantes ; la morale en est sévère, sans affectation : Mais le titre annonce toute autre chose ; et bien des Gens, trompés dans leur attente, décréditeront cette Production. J’étais présent ; je répondis : — On s’est trompé sur l’idée qu’on s’est formée d’un Livre, qui ne se vend pas sous le manteau. Je n’ai pas entendu publier la Chronique scandaleuse de n...