Vingt-trois.me Nouvelle. La Fille naturelle. [Seconde édition des Contemporaines, seconde édition de 1781]. [Préambule par Rétif de la Bretonne] Presque point de mariages bien-unis : quelle est la cause de ce mal, qui répand son poison destructeur sur le Genre-humain ? La mauvaise-éducation des Femmes.
Vingt-trois.me Nouvelle. La Fille naturelle. [Seconde édition des Contemporaines, seconde édition de 1781].
[Préambule par Rétif de la Bretonne]
Presque point de mariages bien-unis : quelle est la cause de ce mal, qui répand son poison destructeur sur le Genre-humain ? La mauvaise-éducation des Femmes. — Mais en quoi consiste cette mauvaise-éducation ? Est-ce, comme le disent nos Philosophistes, parce-qu’elles n’ont pas celle des hommes ? parce-qu’elles n’ont pas nos connoissances, nos vertus, nos talens ? — Non, non, Citoyens ! c’est au contraire parce-que depuis quelque temps les Philosophistes leur ont mis dans la tête qu’il fallait qu’elles fussent élevées comme nous. Cette dangereuse manie, a passé jusqu’en Angleterre, où un m.r Alexander, vient de compiler nos galans Philosophes, & de répandre leurs maximes. Mais nos Grands-hommes ne les ont jamais appuyées ; ces maximes dangereuses ; ni les Voltaires, ni les Rousseaux, ni les Buffons, ni les Montesquieux, n’ont dit, Qu’il fallait faire des Hommes de nos Femmes. — Qui donc l’a dit ? — Le voulez-vous savoir, honorable Lecteur ? A…, les Du-R…, auxquels vous pouvez joindre les Du-C. & d’autres Auteurs de cette force. Maudits Corrupteurs ! que vous ont fait les Femmes, pour chercher à les rendre malheureuses, en les égarant ! que vous ont fait les hommes !……
Une main du XIXe siècle a écrit en commentaire pour cette nouvelle : De celles dont on ne dit rien
NDLR : Pour ma part je ne ferai aucun commentaire sur ce que peut écrire Rétif entre les lignes de ses productions littéraires. Je lis assez de commentaires par d'éminents pontes es littérature ... qui bien souvent me font me rappeler ma professeur de français de classe de première qui savait mieux que tout le monde ce que pensait Baudelaire quand il écrivait ses fleurs du mal ou Rousseau quand il se promenait tout seul dans la nature. Non Mesdames et Messieurs vous ne saurez jamais tout ce qui se cache dans la tête d'un écrivain, et à fortiori d'un homme (ou d'une femme). Et c'est bien mieux ainsi. On peu essayer d'approcher une psychologie, un état d'esprit, mais décortiquer les pensées profondes de quelqu'un en baragouinant du charabia universitaire n'amène à rien sinon à lasser l'auditoire ... je préfère les lire, les assimiler comme moi je les ressens plutôt que d'essayer de comprendre l'incompréhensible être humain qui n'est pas nous-même. Nous avons déjà bien du mal à nous comprendre nous-même, alors les autres ...


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